Les massacres de Sétif en 1945

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Les massacres de Sétif en 1945

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mar 29 Déc - 9:05

Page 138, Livre d'Histoire ed.Belin 1983 à l'usage des élèves de Terminales A,B,C,D.....

"le 8 mai 1945, jour de la capitulation allemande, des émeutes éclatent à Sétif, aux alentours de la ville (Constantinois) et en Kabylie, faisant de nombreux morts dans la population européenne. La répression par l'armée française est plus sanglante encore, soumettant des régions entières à des bombardements aveugles. A ce prix le calme revient dans le pays, et pour neuf ans; mais les massacres de 1945 restent inscrits dans la mémoire algerienne, et ce traumatisme a beaucoup fait pour cimenter la conscience nationale".



Il y aura parmi les « Européens » plus d'une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre des victimes autochtones, difficile à établir, est encore sujet à débat ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de 1165 tués, le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts, alors que suivant les historiens le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 45 000 victimes.
Il apparaît clairement aujourd'hui que le 8 mai 1945 a été une tentative insurrectionnelle avortée. Commémorée chaque année par les nationalistes, elle « a servi de référence et de répétition générale à l'insurrection victorieuse de 1954 »[2].

Source Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif

Les victimes européennes de l'émeute du 8 mai 1945 sont au nombre de 92 morts et une centaine de blessés. mais il faut compter aussi plusieurs centaines de musulmans, tués parcequ'ils protégeaient des européens.

La repression ?
Il faut d'abord se rendre compte qu'il n'y a en Algérie à ce moment là qu'une armée réduite à sa plus simple expression, l'essentiel de l'Armée d'Afrique étant encore en Allemagne et en territoire métropolitain qu'elle vient de libérer. Il n'y a donc en Algérie, en Tunisie et au Maroc que des troupes de garnison à l'instruction, composées pour l'essentiel de Tirailleurs algériens et de Légion étrangère. Il y a peu d'aviation (on aura recours aux "Dakotas" de l'US Air Force pour transporter les légionnaires) pratiquement pas d'artillerie (de vieux "75" d'école à feu) pas de chars de combat. Seront engagés les "Half Tracks" (semi-chenillés) et AMM8 (Auto-mitrailleuse sur pneus armées d'un canon de 20 mm et d'une mitrailleuse de 12,7mm) de la Gendarmerie Mobile.

La marine est représentée par une douzaine de bâtiments de faible tonnage, dont le "Duguay-Trouin", croiseur de deuxième classe, du Tigre, contre-torpilleur, du Tempête, torpilleur, de trois escorteurs, Sabre,Goumier, Cimeterre, des chasseurs 91, 94, 96, et de deux vedettes portuaires.

On possède les compte-rendus précis et détaillés des coups de canons tirés, et on peut se rendre compte que la plupart des obus tirés sont des obus d'exercice, qui font du bruit, de la fumée, mais peu de dégats. En plus, les ordres donnés spécifient que ces tirs seront des tirs d'intimidation sur les crêtes et sur les itinéraires que semblent emprunter des bandes d'émeutiers. Les C.R de tirs des navires de la Marine Nationale ne mentent pas !

On établi entre 50.000 et 80.000 le nombre d'émeutiers, la plupart armés de fusils de chasse, de fusils de guerre (allemands, italiens et... américains) et de machettes. La première mission des troupes est de dégager les fermes et les villages assiégés, dont les habitants se défendent avec des moyens dérisoires.

Les "milices". Ce sont en réalité des groupe d'auto-défense. Le nom "milice" qui a à l'époque encore une sombre connotation a été employé à dessein dans les tracts du PCF. Comment sont-ils organisés ?

Conformément à la Loi républicaine qui vient d'être rétablie, le sous-préfet réunit à Guelma, le commandant d'armes, le président des Anciens Combattants et le secrétaire de l'Union Locale des Syndicats (dont la CGT). Il constitue des groupes de 20 hommes sous la responsabilité de la gendarmerie qui distribue les armes disponibles pour compléter les fusils de chasse dont disposent certains. Ces groupes sont chargés de la garde de points précis et de protéger les gens chargés d'aller chercher du ravitaillement. Ils seront dissous, et leurs armes récupérées dès que l'armée pourra les remplacer, c'est à dire quelques jours aprés leur formation. Il y eut quelques "bavures", mais les coupables furent arrêtés et traduits devant les Tribunaux. En tous les cas, aucun de ces "raids criminels de milices vichystes" dont parle la propagande du parti communiste !

Comment a été obtenu le nombre "officiel" des victimes de la répression ?
A cette époque, toute la population algérienne (européens et musulmans) possédait une carte de ravitaillement individuelle nominative, indispensable pour pouvoir accéder aux rations alimentaires. Il suffisait de compter le nombre de cartes "manquantes" pour avoir une idée du nombre de "disparus". Ainsi le chiffre de 1500 morts donné par les autorités, ce qui est déjà extrêmement important. D'autres sources font état de 3000 morts, mais on doit préciser que nombre de "disparus" revinrent dans leurs douars quelques semaines aprés les événements, aprés que l'Amman (pardon) eut été prononcé.

En tous les cas, rien à voir avec le chiffre tout à fait fantaisiste de 45.000 morts donnés et diffusé depuis par Alger.
Ce chiffre de 45.000 morts a été lancé 48 heures aprés le début des événements par... la "Voix des Arabes", une radio dont les éméteurs se situaient à Damas et au Caire ! Il est fort probable qu'elle tenait elle-même ce chiffre... des services secrets US et Anglais.
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Imad Eddin AL-HAMADANI
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