Polemique sur les essais nucléaires français en Algérie

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Polemique sur les essais nucléaires français en Algérie

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mar 29 Déc - 10:28

source : le figaro

Alger s'indigne des ravages de la bombe atomique française
THIERRY OBERLÉ.
Publié le 14 février 2007 Actualisé le 14 février 2007 : 07h58
À l'occasion d'un colloque, la polémique sur les anciens essais nucléaires français dans le Sahara est relancée par Alger.


TRENTE-SEPT ans, jour pour jour, après l'explosion de la première bombe atomique française à Reggane dans le Sahara, les essais nucléaires refont surface en Algérie. Organisé par le ministère des Moudjahidins - les anciens combattants algériens -, un colloque se penche sur les conséquences des expé­rimentations sur la santé et l'environnement. La rencontre qui a débuté hier à Alger est l'occasion pour les autorités algériennes de réclamer des réparations à Paris. « La France a commis un crime. Elle doit s'astreindre à un devoir de mémoire », a expliqué Djamel Yahiaoui, l'un des organisateurs du séminaire.

Des nomades exposés au feu nucléaire
Des participants français ont prêté main-forte à la partie algérienne. Bruno Barillot, l'ancien ­prêtre reconverti dans l'antinucléaire qui a pris la tête de la croisade pour la reconnaissance de la responsabilité de l'État dans les retombées des essais nucléaires en Polynésie, a effectué le déplacement. Des ­délégués de l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) sont également présents. L'Aven regroupe des anciens militaires qui affirment avoir été irradiés dans le Sud algérien ou dans les atolls polynésiens. D'anciens militaires se plaignent d'avoir dû participer à des manoeuvres en milieu contaminé.

Reconnus par Pierre Messmer, le ministre des Armées de l'époque, les exercices servaient à évaluer le degré de radiation sur les hommes afin de définir des normes sécuritaires. Couverts par le secret-défense, ils se sont déroulés le 25 avril 1961, lors de l'explosion de la quatrième bombe atomique testée à ciel ouvert.

Côté algérien, plusieurs centaines de nomades vivant dans le désert ont, sans doute, été exposés au feu nucléaire. Selon des chercheurs algériens, la France aurait aussi « utilisé comme cobaye plus de 150 prisonniers, dont des femmes enceintes, des enfants ainsi que des vieillards, dans le but de décimer le peuple algérien ». Des affirmations contestées par Paris. « Il n'y a jamais eu d'exposition délibérée des populations locales », assure Jean-François Bureau, le porte-parole du ministère de la Défense. Il s'agit, selon lui, d'une légende entretenue par la photo d'une dépouille irradiée exposée dans un musée d'Alger. « Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe », ajoute-t-il.

En 1962, au lendemain des accords d'Évian, les essais à l'air libre ont été remplacés par des explosions souterraines. Un pacte noué entre Paris et Alger a permis à la France de poursuivre ses expé­rimentations après l'indépendance jusqu'au démantèlement du site en 1965. Il explique le silence du régime algérien, qui, sous l'in­fluence des militaires, a jusqu'à ces dernières années peu utilisé l'épisode à des fins de propagande.

Présentée à Alger, une enquête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) recommande de maintenir un périmètre protégé autour du secteur des expériences de Reggane. Selon les conclusions du rapport, le taux de radioactivité enregistré dans la zone serait aujourd'hui nul.
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Imad Eddin AL-HAMADANI
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