Renseignement satellitaire

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Renseignement satellitaire

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mer 30 Déc - 1:01

Un article du site Spyworld Actu

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Spyworld Actu a écrit:Nouveau système d’accès au renseignement spatial européen

Vendredi 21 septembre 2007


Dans le cadre du programme « segment sol d’observation », la délégation générale pour l’armement (DGA) a notifié, le 6 septembre 2007 au groupement EADS Defence and Security Systems et Astrium, le marché de réalisation et de maintien en condition opérationnelle du système Pharos (portail hôte d’accès au renseignement de l’observation spatiale) pour un montant total de 28 M€ sur 10 ans. La mise en service du système est prévue à l’été 2009.

Le système Pharos permettra aux militaires situés en métropole et sur les théâtres d’opérations extérieures d’accéder rapidement à l’ensemble des images satellites Hélios II, SAR-Lupe, Cosmo-Skymed et Pléiades. Ainsi les utilisateurs pourront, à partir d’un simple poste informatique sécurisé, consulter les catalogues d’images satellites optiques, radars et infrarouges, faire des demandes de programmation des capteurs spatiaux et recevoir les prises de vue dans des délais très courts.

Suite aux accords bilatéraux conclus avec l’Allemagne (arrangement d’application de l’accord de Schwerin du 16 août 2006) et l’Italie (Arrangement d’application du traité de Turin du 15 juin 2005), la France bénéficiera, d’ici la fin de l’année 2007, d’un accès aux capacités d’observation « tout temps » qu’offrent les satellites d’observation radar Cosmo-SkyMed et SAR-Lupe.

Pharos fait appel aux technologies les plus en pointe dans le domaine de l’imagerie et de l’informatique telles que la compression sélective, la virtualisation et la visualisation par affichage pyramidal. Pharos se veut également modulaire et ouvert par le choix de logiciels Open Source.
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La fusée russe met un satellite d’espionnage allemand en orbite

Vendredi 02 novembre 2007

Une fusée russe a mis un satellite d’espionnage allemand en orbite jeudi matin, ont rapporté des agences de presse russes.


La fusée Kosmos-3M a décollé du centre spatial de Plesetsk dans la région d’Arkhangelsk, dans le nord de la Russie, mettant le satellite allemand SAR-Lupe sur l’orbite prévue, a révélé le porte-parole des forces spatiales russes Alexeï Zolotukhine.

Il s’agit du 3e lancement de cinq satellites SAR-Lupe, qui seront tous mis en orbite par la Russie en 2009, selon un contrat signé en 2003. Les deux précédents lancements ont eu lieu en décembre 2006 et en juillet 2007 respectivement.

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Lancement de la conception du programme de satellite MUSIS

Mardi 24 février 2008


A l’occasion du Comité interministériel des investissements de défense (CMI) réuni le 16 février 2009, Hervé Morin, ministre de la Défense, a décidé du lancement du stade de conception du programme de satellite MUSIS (Multinational space-based imaging system for surveillance, reconnaissance and observation).

A l’initiative du ministre français, une Lettre d’intention avait en effet été signée entre l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Grèce et la France pour la réalisation en coopération de ce système d’imagerie spatiale, le 10 novembre 2008.

MUSIS constitue un outil indispensable d’appréciation autonome de situation, de décision et de conduite des opérations militaires. A ce titre, il fait partie des capacités stratégiques s’inscrivant dans la fonction connaissance et anticipation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale . La mise en orbite du premier satellite est actuellement prévue d’ici fin 2015.

Cette dernière réunion du CMI a également examiné l’avancement des programmes prévus dans le plan de relance de l’économie française, en vue de permettre le lancement sans délai des commandes.

Le CMI a été mis en place, conformément aux orientations du Livre blanc, pour piloter les investissements, dans le cadre de la modernisation du ministère de la Défense.

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Surveillance de l’espace - outil stratégique ou de puissance ?

Samedi 04 avril 2009


En 1976, Yves Lacoste publiait La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre. Trois décennies plus tard, sommes-nous entrés dans l’ère de la "spatiographie" ? La collision entre deux satellites le 10 février 2009 montre qu’il est aujourd’hui nécessaire de surveiller l’espace depuis la Terre pour assurer la sécurité des moyens spatiaux et préserver l’accès à l’espace. Mais l’enjeu va bien au-delà : la capacité à connaître ce qui se passe autour de la Terre s’inscrit de plus en plus dans une logique de puissance.

Une sécurité trop aléatoire dans l’espace


Alors que les États-Unis disposent d’un système de surveillance de l’espace ("Space Situational Awareness"), comment le satellite américain Iridium 33 a-t-il pu heurter un satellite russe (inactif) Kosmos 2251 ? Cet accident met en évidence les risques engendrés par les débris situés dans les orbites de satellites ainsi que les limites des systèmes d’alerte actuels. En fait, la Terre est entourée de quelque 17.000 débris de plus de 10 cm [1] en orbite entre 500 et 1000 km (près de 4700 font plus d’un mètre). Ces débris constituent un danger tant pour les lanceurs, qui peuvent les heurter lors de leur vol, que pour les satellites qui risquent d’entrer en collision avec l’un d’eux [2]. La sécurité de mise en orbite des satellites et de leur circulation suppose donc de disposer de moyens de télémétrie, de suivi et de contrôle permettant de suivre les trajectoires des lanceurs et l’orbite des satellites, notamment afin de corriger leur position s’ils sont menacés. Pourtant peu de moyens existent, en particulier en dehors de la défense, pour suivre les objets en orbite et prévenir un accident. Peut-on alors parler d’une nouvelle "Tragédie des Communs" ? [3] Aujourd’hui il n’y a pas de gestion commune de l’espace péri-terrestre par les parties prenantes qui tendent à sous-estimer les risques de perte d’un satellite tout en n’assumant pas les conséquences des accidents - ici la production de débris qui accroissent les menaces pesant sur les satellites et qui ont une durée de vie de plusieurs décennies, voire plusieurs siècles. Les moyens existants restent partiels. Le général Carey, directeur adjoint de l’U.S. Strategic Command, soulignait récemment [4] que le Space Control Center ne peut pas suivre activement tous les objets et qu’il assure essentiellement la protection des vols habités et des actifs stratégiques américains. Il n’a en effet pas les moyens techniques et humains pour suivre l’ensemble des débris et satellites. De plus, il ne suffit pas de disposer d’un système SSA techniquement performant. Encore faut-il avoir une stratégie pour pleinement exploiter les informations ainsi produites. La SSA comme outil de puissance

La SSA devient donc un enjeu de plus en plus stratégique. Celui qui a la maîtrise de l’espace péri-terrestre est capable d’accéder à l’espace et de surveiller les activités qui s’y déroulent. Il suffit, pour se convaincre de l’intérêt stratégique de la SSA, d’analyser les politiques des grandes puissances. Aujourd’hui, la plupart des pays et des opérateurs de satellites dépendent pour leurs activités spatiales des informations fournies par l’U.S. Space Command, qui dispose de la capacité la plus complète pour suivre et cataloguer quelque 8000 objets en orbite. Aucun lanceur, pas même Ariane, ne décolle sans que ce dernier ne garantisse sa trajectoire et l’orbite des satellites. De même, les opérateurs sont très dépendants de ses informations pour savoir si leurs satellites sont en sécurité ou s’ils doivent être déplacés pour éviter une collision. Les autres puissances spatiales cherchent aussi à se doter de moyens de SSA. Bien que discrète, la Russie s’est dotée d’une capacité autonome, initialement développée pour la défense anti-missiles balistiques. Elle repose sur le système optronique Okno au Tadjikistan et les centres radars Krona dans le Caucase, le Pamir et en Sibérie. Cette capacité opérationnelle depuis le début des années 2000 est comparable au système américain. Autre puissance spatiale, certes émergente mais de plus en plus active, la Chine a l’ambition de se doter de moyens propres. Le Pentagone estime qu’elle emploie quelque 20.000 personnes organisées autour du Centre de Xian. La Chine développe activement ses capacités, notamment via une coopération avec la Suède, pour se doter à terme une SSA globale et permanente. Outre la protection des satellites, ces systèmes permettent de surveiller les satellites des autres nations. Ceci contribue non seulement à la lutte contre l’espionnage, mais ouvre aussi la voie à l’utilisation d’armes anti-satellites. La démonstration chinoise de destruction d’un satellite en janvier 2007 couplée à une cartographie des satellites donne un levier de puissance incomparable à un pays, puisqu’il peut priver un adversaire potentiel de ses moyens spatiaux ou tout du moins utiliser les informations dont il dispose pour le contraindre. Sécurité de l’espace, un bien public international ?

La SSA sert à garantir la sécurité de nos satellites, mais aussi à connaître ce que font les autres pays. Ceci peut accroître la sécurité des opérations dans l’espace, mais aussi servir à prévenir des accidents, voire des actes malveillants comme la destruction de satellites qui, outre la perte de ces satellites, produirait des centaines, voire des milliers de débris et menacerait à terme la possibilité de mettre en orbite de nouveaux satellites. D’où l’importance pour l’Europe de développer les moyens permettant de préserver un libre accès à l’espace et une liberté de manœuvre de ses satellites. L’ESA a adopté lors de sa conférence ministérielle de 2008 un projet de SSA. Cette capacité est importante pour sortir d’une dépendance vis-à-vis de tiers mais aussi pour compléter les systèmes existants qui restent insuffisants. Une première phase d’ici 2011, dotée de 50 millions d’euros, doit définir un système opérationnel à l’échéance 2019. Si le système de l’ESA est nécessaire, il constitue uniquement une étape. Un atout de l’approche européenne est qu’elle cherche à définir une vraie politique spatiale au-delà du développement d’une SSA qui ne vient pas en concurrence avec le système américain. L’exploitation et la gestion des informations doit aboutir à une politique de sécurité de l’espace, notamment en dissuadant les agressions potentielles ou les comportements nuisibles par une stratégie d’anticipation ou d’identification : savoir pour pouvoir agir, c’est là l’important du projet européen. De plus, l’espace péri-terrestre peut être considéré comme un bien public international et il est important de mettre en place une gestion collective, civile, de cette ressource limitée et déjà bien entamée. En effet nos sociétés ont de plus en plus besoin d’informations satellitaires pour la géo-localisation, la météorologie, les communications, la gestion des crises, la lutte contre les pollutions et le réchauffement climatique... Si nous n’y prenons pas garde, il ne sera bientôt plus possible de déployer de nouveaux satellites.

[1] Ils se composent de satellites en activité (7%) ou inactifs (22%), de fragments de lanceurs (17%) et de débris (54%).

[2] Académie de l’Air et de l’Espace, Pour une approche européenne de la sécurité dans l’espace, 2008.

[3] Le libre accès à une ressource limitée sans volonté des parties prenantes de la préserver mène inévitablement à la surexploitation de cette ressource et finalement à sa disparition.

[4] Colloque annuel de l’International Space University, Strasbourg, 18 février 2009.

Ariane-5: septième mission 2009 réussie avec Helios 2B

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KOUROU - La fusée Ariane-5 a placé sur orbite, vendredi, le satellite d'observation militaire français Helios 2B, accomplissant parfaitement sa septième et dernière mission de l'année 2009.

Le décollage de la fusée depuis la base de Kourou en Guyane française a eu lieu vendredi à 17h26 heure de Paris (13h26 heure locale, 16h26 GMT). Le satellite, d'une masse de 4,2 tonnes, a été placé sur une orbite polaire héliosynchrone près d'une heure après le décollage.

Initalement prévu jeudi après-midi, ce lancement avait été reporté quelques minutes avant l'allumage des moteurs du lanceur en raison d'une anomalie lors du compte à rebours final.

Deuxième de la gamme des satellites espions Helios 2 développée par la France en coopération avec la Belgique, l'Espagne, l'Italie, et la Grèce, Helios 2B rejoint dans l'espace le satellite Helios 2A lancé par Arianespace le 18 décembre 2004.

Helios 2B vient ainsi renforcer un programme d'observation et de cartographie de la Terre à des fins de défense, développé par la Direction générale de l'armement (DGA) et dont la maîtrise d'oeuvre, pour la partie spatiale, a été confiée au CNES (Centre national d'études spatiales).

La zone de couverture d'Helios 2B sera l'ensemble de la surface de la Terre. Les images qu'il fournira doivent notamment permettre de surveiller des sites, de réaliser des cartes pour la préparation de missions ou encore d'évaluer le résultat d'une frappe. Le satellite sera opérationnel dès ce week-end.

Selon le CNES, les images doivent également servir "à la réalisation de cartes pour les zones où celles-ci font défaut", et "à l'élaboration de modèles numériques de terrain, utiles au guidage des missiles de croisière".

Le CNES précise aussi qu'Helios 2B est équipé d'un téléscope "qui voit aussi bien le jour que la nuit avec une résolution supérieure à 2,5m".

Avec ce lancement, Arianespace a atteint son objectif de sept missions effectuées et réussies cette année, un record pour Ariane-5 sur une année, souligne la direction d'Arianespace.



Source : AP French Worldstream, decembre 2009
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Imad Eddin AL-HAMADANI
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