Sicko, le film

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Sicko, le film

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mer 30 Déc - 8:32

Santé : Moore "n'idéalise pas complètement la France"
Challenges.fr | 31.08.2007 | 13:32 |

"Challenges" a rencontré Michael Moore à l'occasion de la sortie de son film "Sicko" en France.


UNE suite d’un palace parisien, un staff de dix personnes, vingt minutes d’entretien, montre en main. Ca ressemble à s’y méprendre à la promotion d’un blockbuster hollywoodien. Et pourtant, Michael Moore et son équipe savent qu’ils n’obtiendront pas le succès rencontré avec "Fahrenheit 9/11", son précédent film. Mais aux Etats-Unis, "Sicko", qui sera sur nos écrans le 5 septembre, a déjà été vu par 300.000 personnes.

Cette fois-ci, le documentariste le plus contesté de la planète ciné s’en prend aux absurdités du système de santé made in USA. Et ce n’est pas seulement pour prendre la défense des pauvres et des laissés pour compte: l’essentiel du film est consacré aux familles de la middle-class, qui ont une couverture pour leurs dépenses de santé, qui s’acquittent régulièrement de leurs primes auprès de leurs assurances privées, et qui se voient refuser qui un scanner, qui un traitement d’urgence dans l’hôpital le plus proche pour un enfant mourant, qui un remboursement au prétexte que trois infarctus pour la même personne, c’est trop.


Aujourd’hui, donc, c’est jour de promo à Paris pour Michael Moore, et, promis juré, dès qu’il aura un peu plus de temps, il va se remettre au français. "J’ai 53 ans, et tout ce qui me reste de mes leçons c’est 'Michelle, ferme la bouche! Papa, on va diner!' ". Le voilà parti dans une démonstration de Français assez peu convaincante, mais qui donne le ton. Il connaît la France depuis 1974, année où, comme nombre d’étudiants américains, il a fait un tour d’Europe, sac au dos. Et à voir le film, l’Hexagone est bel et bien le pays de la Dolce Vita. "On pourrait peut-être l’appeler Utopia ? Ou Nirvana ?", suggère-t-il.

Vingt minutes de "Sicko" sont consacrés à vanter les mérites du système de santé français: une tablée d’Américains installés à Paris y racontent, enchantés, les séjours à l’hôpital, les généralistes disponibles rapidement, les tarifs presque indolores. Ils y saluent aussi nos cinq semaines de congés payés, nos congés maternité, et notre université gratuite. On peut reprocher à Michael Moore le choix de son couple-témoin, censé représenter la famille française moyenne et qui affiche tout de même 6.000 euros de revenus mensuels. "Chez nous, quand on parle des familles françaises, on explique qu’elles croulent tellement sous les impôts et les charges qu’elles en sont presque pauvres. Eh bien non, un ingénieur et une assistante peuvent vivre confortablement avec deux enfants, et s’offrir quelques très beaux voyages, et ce, malgré les impôts. Je voulais que les Américains voient cette scène".

Il devance la critique: "Ne vous méprenez pas, je n’idéalise pas complètement la France. Je sais que vous aussi avez vos soucis économiques, vos problèmes raciaux. Je sais que vous avez laissé mourir 10.000 personnes âgées il y a quatre ans. Vous aussi, vous avez eu votre ouragan "Katrina". Mais vous, les Français, avez eu honte, et vous avez très vite réagi, en renonçant à un jour de congé pour les personnes âgées. Chez nous, après Katrina, rien n’a changé. Le fond de mon film, c’est de montrer que pour plus de 90% des Français, la solidarité prime, et qu’aller se faire soigner, c’est un droit".

Notre Sécu, menacée par ses incessants déficits, pourra-t-elle échapper à un traitement de choc? Le docteur Moore n’a aucune inquiétude: si réformes il doit y avoir, elles seront "soft". "Je suis confiant. Chez nous, aux Etats-Unis, le gouvernement sait que quoi qu’il décide, le peuple obéira. Chez vous, c’est l’inverse: le gouvernement a peur du peuple. Chirac voulait réformer le système social, et ça n’a pas marché. Sarkozy, c’est la même chose. S’il va trop loin, les Français paralyseront le pays. Il n’y arrivera pas". A bon entendeur…

par Sabine Syfuss-Arnaud et Héloïse Bolle, grand reporter et journaliste à Challenges.
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Imad Eddin AL-HAMADANI
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