Farewell, le film

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Farewell, le film

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mer 30 Déc - 9:02

Comme l'indique cet article du site Spyworld Actu, un film sur l'affaire Farewell va être réalisé. Il s'agit du colonel du KGB Vladimir Ippolitovitch Vetrov.

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Spyworld Actu a écrit:
Jeux d’espions entre Washington, Paris et Moscou
Lundi 07 juillet 2008


Christian Carion vient de commencer le tournage de « Farewell », évoquant la vie et le destin du célèbre espion du KGB qui offrit ses services à l’Occident dans les années 80. Reportage.

Avec une lenteur calculée, Ronald Reagan franchit la porte du bureau ovale, vérifie les plis de son veston et se dirige vers François Mitterrand, un fin sourire sur les lèvres. Les rideaux sont tirés et, dans la pénombre, le Président français ressemble à un mannequin de cire. Autour des deux hommes, leurs interprètes, un agent de la CIA, son homologue de la DST et d’autres personnages dont les visages demeurent dans l’ombre. Le silence est total, jusqu’à ce que Reagan s’apprête à prendre la parole... « Coupez ! Philippe, c’est très bien, mais il faut être encore plus hiératique. Comme l’était Mitterrand. And you, Fred, perfect, but come into the room a little slower. OK, on recommence. »

En un instant, le réalisateur Christian Carion vient de bouleverser l’atmosphère feutrée du lieu le plus protégé de la Maison-Blanche. L’illusion qui s’était emparée de l’assistance se dissipe brutalement. Nous ne sommes pas à Washington, mais à Ivry-sur-Seine. Dans une ancienne usine désaffectée transformée en un immense studio de cinéma. Sur le tournage de Farewell, le nouveau film du réalisateur de Joyeux Noël. Dans le rôle de Vladimir Vetrov, alias Farewell, l’agent du KGB à l’origine de la plus incroyable affaire d’espionnage des années 80, l’homme-orchestre franco-serbe Emir Kusturica (réalisateur, musicien, comédien...), entouré de Guillaume Canet, Willem Dafoe, Alexandra Maria Lara, Niels Arestrup, David Soul, Philippe Magnan (Mitterrand), Fred Ward (Reagan)... Un casting haut de gamme pour un film qui se veut aussi proche que possible de la réalité.

Au programme de cet après-midi, la scène 52. Un passage capital où, grâce aux informations livrées par Farewell, les Français exposent aux Américains, à la fois médusés et sceptiques, l’organisation globale de l’espionnage soviétique. Autour du plateau, l’ambiance est fébrile, tendue. Les comédiens s’étirent, se concentrent. Vont et viennent en récitant leur texte. Le mirage du début perdure encore devant Philippe Magnan, tant sa ressemblance avec François Mitterrand est saisissante. Puis s’évanouit à nouveau quand le regard se porte sur les techniciens qui se déchaussent pour ne pas abîmer le tapis du bureau ovale. « Tout a été fait absolument à l’identique, au millimètre près, pour reconstituer la pièce à l’époque de Ronald Reagan », explique Christian Carion.

Grâce aux immenses volumes du studio d’Ivry, les décorateurs ont également pu recréer une prison du KGB, un appartement moscovite et une salle d’archives. Pour parfaire le décor, du mobilier, des objets et des livres ont été importés de Russie par conteneurs, ainsi que deux Volga, ces grosses berlines noires emblématiques de la nomenklatura soviétique. Le tournage a commencé il y a quelques semaines et devrait se poursuivre en Europe de l’Est cet été, pour accentuer encore la véracité des scènes.

Réalisé par Christian Carion d’après un scénario d’Eric Raynaud et produit par Christophe Rossignon, Farewell devrait être achevé fin avril 2009. A la manière de grands films d’espionnage comme Gorky Park, ou Les Trois Jours du Condor, il revisite l’époque troublée de la guerre froide. Nul doute que sa sortie en salles éclairera d’une lumière nouvelle ce dossier aux nombreuses zones d’ombre. Une affaire où les rôles de chacun - DST, KGB, CIA, Vetrov - ont encore du mal à se dessiner avec netteté.

L’histoire débute officiellement en juillet 1981, au sommet d’Ottawa, quand François Mitterrand rencontre en privé Ronald Reagan. Au menu de l’entretien, la révélation de l’affaire Farewell. « Le dossier d’espionnage le plus explosif depuis la fin de la guerre froide », selon Thierry Wolton. En tête-à-tête, le président français révèle à un Reagan stupéfait que l’URSS connaît la totalité de la couverture radar des Etats-Unis, et qu’elle pourrait anéantir la défense américaine en cas de conflit. En quelques mots, la France de Mitterrand, tenue à distance par l’administration américaine, vient de rentrer dans le sérail des démocraties en pointe dans la lutte contre l’Union soviétique.

Tout a commencé en fait quelques mois plus tôt, quand un des correspondants à Moscou de la Direction de la sûreté du territoire a transmis un message émanant d’un certain Vladimir Vetrov. L’homme, un officier supérieur du KGB, se dit prêt à révéler le contenu de dossiers capitaux. Sans réelle contrepartie. Ingénieur spécialiste en électronique, il a été en poste à Paris de 1965 à 1970, jouant avec le feu, trafiquant du caviar et d’autres produits de luxe au profit de la communauté soviétique. Et attirant l’attention des Français... En juillet 1970, il est rappelé à Moscou. Très vite, il s’ennuie et rêve de repartir à l’étranger. En 1974, il est envoyé au Canada comme ingénieur de la délégation commerciale d’URSS à Montréal. Mais sa couverture fait long feu - d’autant que sa femme se trouve mêlée à une sombre affaire de bijoux perdus. Finalement suspecté d’avoir été contacté par les services secrets américains et canadiens, l’officier du KGB est rapatrié d’urgence. A 42 ans, la porte de l’Occident vient de se refermer sur lui définitivement. Le KGB le surveille et l’affecte dans un service chargé de centraliser les informations récoltées sur le terrain.

L’espion qui menait grand train est devenu un bureaucrate et découvre avec écoeurement les moeurs de la nomenklatura : un monde de passe-droits et de privilèges minables. Il propose alors une réorganisation de son service, mais personne ne l’écoute. Sa femme le trompe. Et l’amour qu’il trouve dans les bras de sa maîtresse le dégoûte de lui-même. Il boit, s’empâte et s’aigrit. C’est la descente aux enfers. « Vetrov n’a alors rien d’un héros, écrit Thierry Wolton. Et sa médiocrité va donner une dimension dostoïevskienne à son retour en scène à travers l’affaire Farewell. » Nostalgique de Paris, francophile, écoeuré par le système soviétique, il se tourne vers les service secrets français. « Dans la peau de ce personnage ambivalent et particulièrement complexe, d’un mimétisme déconcertant, Emir Kusturica s’est révélé exceptionnel », assure Christophe Rossignon.

Mars 1981, les Français doutent mais sont rapidement convaincus : Vetrov donne le nom d’une taupe du KGB et fournit plusieurs dossiers brûlants sur le pillage technologique auquel se livrent les Soviétiques pour alimenter leur complexe militaro-industriel. La DST comprend qu’elle a mis la main sur une très grosse taupe, qu’elle a baptisée Farewell (adieu). En dix mois, Vetrov fournit plus de 3 000 dossiers sur l’espionnage scientifique et technologique du KGB. Il permet de démasquer 70 agents soviétiques dans plus de 15 pays occidentaux et révèle l’identité de 450 d’entre eux. Grâce à lui, la branche scientifique de l’espionnage russe des années 80 est décapitée et, avec elle, un pan entier de l’économie de l’URSS est menacé de faillite.

Traître magnifique, héros, homme aveuglé par le dépit ? Comment juger ? D’autant que l’aventure de Petrov-Farewell s’achève dans la boue le 22 février 1982. Ivre mort, il poignarde en pleine rue sa maîtresse et un passant qui tentait de s’interposer. Arrêté, il est condamné à quinze ans de réclusion en Sibérie. Un an plus tard, le KGB découvre son travail de sape et le fait exécuter. Dans une lettre, il aurait écrit ne regretter qu’une chose : « Ne pas avoir causé d’avantage de dégâts au KGB en servant la France. » Pourtant, il pouvait difficilement faire mieux. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombait et, moins de deux ans plus tard, l’URSS s’effondrait.

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Farewell, l’espion qui venait du froid Mardi 22 juillet 2008
Farewell, l’espion russe qui décapita le KGB Samedi 19 septembre 2009



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Février 1981. L'un des chefs du KGB appelle la DST…

François d'Orcival, Valeurs Actuelles le 17-09-2009


Une histoire vraie qui vaut tous les romans. Et qui a joué un rôle capital dans la fin du régime soviétique. On en a tiré un film.

C’est le plus gros poisson de ce genre depuis la guerre, s’était exclamé Ronald Reagan. Et ce gros poisson avait été pris par les Français à Moscou ! Ce devait être en effet la plus belle affaire de contre-espionnage traitée par la DST depuis sa création. Elle commença en février 1981. La France était en campagne présidentielle. Trois mois plus tard, François Mitterrand succéda à Valéry Giscard d’Estaing.

Le 21 mai, les deux hommes eurent un ultime tête-à-tête à l’Élysée avant l’investiture du nouveau président.Le président sortant confia à son successeur deux ou trois secrets d’État – la préparation d’un complot contre Kadhafi, l’état d’avancement de la maladie qui devait emporter Leonid Brejnev, le nom de son possible remplaçant… Sur l’énorme affaire d’espionnage en cours entre Paris et Moscou, rien. Valéry Giscard d’Estaing le confirme aujourd’hui : il n’en avait rien su.À plus forte raison,François Mitterrand non plus.Convaincue de la dimension formidable de son affaire, la DST redoutait que la moindre fuite alerte son puissant adversaire, le KGB, et fasse tout capoter.

Les rares à connaître le secret étaient alors le patron du contre-espionnage, Marcel Chalet, et les trois hommes dirigés auprès de lui par le commissaire Raymond Nart.Chalet, qui avait fait toute sa carrière dans la maison depuis 1945, avait lui-même baptisé la supertaupe de Moscou du nom de “Farewell”. Pour “tromper l’ennemi”.Parce que, selon que l’on écrivait Farewell en un mot ou en deux, le sens n’en était pas le même, expliqua-t-il à Thierry Wolton (les Visiteurs de l’ombre, 1990) : ou bien “Adieu” ou bien “Porte-toi bien”. « Nous l’avons écrit Farewell afin de désigner aux yeux de nos adversaires une source britannique ou américaine, ayant cessé de produire… » Or, on était alors en pleine production.


Sous ce nom de code se dissimulait un des plus hauts dignitaires du KGB. Son identité véritable, Vladimir Vetrov, restera inconnue plus de quinze ans après sa mort. Il avait alors 48 ans. Physiquement, c’était un grand gaillard solide et séduisant. Fils d’ouvrier, il avait fait les meilleures études d’ingénieur mécanicien. Il avait eu envie de “voir du pays” et avait posté une lettre de candidature au KGB. Lequel l’avait recruté en 1960, puis formé, entraîné et l’avait envoyé, au bout de cinq ans, à Paris. C’est dire s’il avait su gagner la confiance de ses supérieurs.

Il travaille alors à la délégation commerciale de l’ambassade d’URSS, repère de l’espionnage soviétique à Paris, et s’intéresse comme il se doit à nos industries d’armement. Il apprend le français, se fait un réseau d'amis et de relations ; le pays lui plaît. Et le contre-espionnage français, qui l’a repéré, le laisse libre de ses mouvements. Il reste cinq ans en France. Long séjour avant son rappel à Moscou pour y poursuivre une formation supérieure ; on le destine au Canada – puisqu’il parle si bien le français. Du pays, il en aura vu. Quand il rentre à Moscou, il reçoit le diplôme d’honneur du KGB pour la qualité de ses missions.

Ingénieur en chef de l’armement, colonel à la 1re direction principale de la Centrale, il dirige la division chargée du pillage technologique, la crème du KGB. Entre-temps, il a épousé la fille d’un général. Que rêver de mieux ? Eh bien, il rêve d’autre chose. Idéalisme, esprit de vengeance, amertume, rancoeur, alcoolisme, chassés- croisés sentimentaux, les psychologues se perdent en conjectures pour tenter d’expliquer pourquoi il veut ruiner, maintenant qu’il est l’un de ses patrons, le système dont il est le pur produit. La forteresse dans laquelle il vit si confortablement. Le voilà obsédé par le désir de “faire exploser” le régime.

À la fin de l’année 1980, il prend contact avec un jeune ingénieur de Thomson-CSF en poste à Moscou et dont il connaît, c’est son métier, les liens avec la DST. Son signal d’appel arrive à Paris, mais Marcel Chalet, qui redoute l’intox, reste prudent. Pas de réponse. Alors Vetrov rappelle, en profitant d’un salon du commerce international, qui a lieu à Moscou en février 1981.Nouvel appel. Cette fois, il est pris au sérieux. Afin d’éprouver sa sincérité, Chalet lui désigne un contact différent du premier.

“Continuez !” dit Mitterrand au patron de la DST

Les rendez-vous se succèdent dans des lieux publics, dans la rue, un jardin, un square, en voiture ; c’est déjà un film. Afin d’apporter la preuve de ses intentions, celui que la DST appelle Farewell à Paris et Volonia à Moscou fournit une collection de documents qui très vite “donnent le vertige” à ses correspondants. La DST confie la mission à un homme du métier, l’attaché militaire adjoint de l’ambassade, le commandant Patrick Ferrant. Lui aussi est déjà connu de Vetrov. Et les échanges se poursuivent avec une intensité incroyable. La taupe du KGB donne l’impression de ne douter de rien. Il transmet des plans, des textes, des listes, photographiés avec le Minox de l’officier français.

Le 27 mai 1981, Gaston Defferre, nommé Place Beauvau une semaine plus tôt et très vite informé par Marcel Chalet, apprend la nouvelle à François Mitterrand : «Un agent secret très haut placé travaille pour nous à Moscou. » Après quatre mois de collecte de renseignements, le directeur de la DST estime les éléments réunis suffisamment probants pour que Defferre l’emmène chez le président de la République. La rencontre a lieu à l’Élysée le soir du 14 juillet, après la garden-party. «Continuez ! », dit François Mitterrand, qui saisit tout le parti qu’il va pouvoir en tirer. Car les Américains se méfient de lui depuis qu’il a nommé quatre ministres communistes dans son gouvernement. Avec Farewell, il a de quoi démentir tous les soupçons !

Il profite de son premier sommet du G7, le 19 juillet à Ottawa, pour s’isoler un moment avec Ronald Reagan au Château Montebello et lui confier le secret Farewell. Marcel Chalet est invité à se rendre à Washington, où il sera reçu par le vice-président George Bush (le père), qui est aussi un ancien directeur de la CIA. Entre Français et Américains, on va pouvoir procéder à un vaste échange de ces photocopies arrivées de Moscou par la valise diplomatique française.

Tout s’arrête sans préavis

Les services secrets des deux pays apprennent ainsi qui espionne qui et quoi. Ils ont les noms propres des agents travaillant à l’Ouest et la synthèse de leurs travaux, volés dans nos laboratoires : les carburants des missiles, l’électronique des lanceurs, les catapultes à vapeur de nos porteavions, nos systèmes de transmission, bref des centaines et des centaines de sujets permettant aux industries d’armement soviétiques de gagner du temps pour rattraper leurs concurrentes.Mais connaissant ainsi les méthodes de travail des “pilleurs”du KGB, Français et Américains vont pouvoir soit couper l’alimentation, soit intoxiquer leurs adversaires avec de fausses informations scientifiques et les conduire à des impasses. Dans la guerre clandestine Est-Ouest, Farewell n’est-il pas le détonateur d’une réaction en chaîne dont les effets vont se poursuivre jusqu’à la destruction de l’empire ?

Mais soudain, au mois de février 1982, un an après le début des échanges, les livraisons s’arrêtent, sans préavis. Farewell est introuvable.A-til été découvert ? Mystère. Ce qui se passe alors,on ne le saura que bien des années plus tard.

On avait quitté Vladimir Vetrov dans l’exaltation de ses contacts avec l’officier français. Que demande-t-il en échange ? De l’argent ? Peu. Les trois mille pièces transmises, les deux cent cinquante noms propres fournis, tout cela n’aura coûté que 100 000 francs de l’époque pour les uns,500 000 pour les autres. Dans tous les cas, une somme modeste.Veut-il un refuge, finir sa vie en France ? Sans doute.Mais comment échapper au KGB et éviter la condamnation à mort pour trahison ? Réponse : par la prison. Le KGB ne tolérerait pas qu’un de ses officiers supérieurs soit pris dans une affaire de droit commun : il le chasserait.Alors Vetrov pourrait se faire oublier et s’enfuir… Sa situation personnelle se prête à tous les scénarios ; sa femme a un amant et lui une maîtresse, employée comme lui au KGB. Leurs relations sont tumultueuses. Le soir du 22 février 1982, Vetrov emmène sa maîtresse en voiture, se gare devant un arrêt de bus. Les choses commencent au champagne et se terminent, dans les cris, par une tentative d’assassinat : la jeune femme est frappée avec un pic à glace et laissée pour morte.Les cris ont alerté les passants.Vetrov se laisse capturer par la police. Son procès a lieu en septembre ; il plaide le délire. Il est condamné à quinze ans de réclusion pour tentative d’assassinat. Si c’était son plan, il a marché…

Mais la suite lui échappe.

Au moment où Vetrov rejoint sa prison pour effectuer sa peine, en novembre 1982,Marcel Chalet, atteint par la limite d’âge, transmet ses fonctions de directeur de la DST à un préfet, Yves Bonnet (qui publiera ses souvenirs en 2000). Celui-ci découvre l’énormité du dossier Farewell. Le 11 janvier 1983, note Jacques Attali (dans son Verbatim), « François Mitterrand apprend que, depuis 1976, tous les messages chiffrés envoyés au Quai d’Orsay par l’ambassade de France à Moscou sont décryptés par le KGB ».

Il décide de répliquer et demande au nouveau directeur de la DST de lui fournir les éléments. Bonnet lui soumet une liste de noms. «Allez-y ! », lui dit Mitterrand. Le 5 avril 1983, 47 pseudo-diplomates soviétiques en poste à Paris sont expulsés.Bruit formidable dans le monde. Le dossier est en béton puisqu’il provient de Farewell.Le secrétaire général du Quai d’Orsay le montre au premier conseiller de l’ambassade, interloqué : toutes les preuves y figurent. À Moscou, le KGB s’interroge : d’où vient donc la fuite ? Une nouvelle enquête commence. Et celleci va, l’été suivant, croiser celle déjà conduite sur l’étrange prisonnier Vetrov. Cette fois, il est pris.

Il décide de répliquer et demande au nouveau directeur de la DST de lui fournir les éléments. Bonnet lui soumet une liste de noms. «Allez-y ! », lui dit Mitterrand. Le 5 avril 1983, 47 pseudo-diplomates soviétiques en poste à Paris sont expulsés.Bruit formidable dans le monde. Le dossier est en béton puisqu’il provient de Farewell.Le secrétaire général du Quai d’Orsay le montre au premier conseiller de l’ambassade, interloqué : toutes les preuves y figurent. À Moscou, le KGB s’interroge : d’où vient donc la fuite ? Une nouvelle enquête commence. Et celleci va, l’été suivant, croiser celle déjà conduite sur l’étrange prisonnier Vetrov. Cette fois, il est pris.

On apprendra ces détails par une note interne du KGB récupérée par la suite par un agent de la CIA. Ce dossier devait être reconstitué en 1997 par le journaliste russe Sergueï Kostine, enquête qu’il a complétée depuis avec Éric Raynaud, le scénariste du film de Christian Carion. Quand François Mitterrand évoqua pour la première fois l’affaire devant Franz- Olivier Giesbert, en 1989, il n’eut qu’un mot : « C’est une histoire de fous. »

À lire

Adieu Farewell, de Sergueï Kostine et Éric Raynaud, Robert Laffont, 432 pages, 22 €.
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Imad Eddin AL-HAMADANI
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