Le secret-défense

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Le secret-défense

Message  Imad Eddin AL-HAMADANI le Mer 30 Déc - 14:27

Un article du site Spyworld Actu

Spyworld Actu a écrit:
"Confidentiel défense" : un journaliste en garde à vue

Jeudi 06 décembre 2007


* Il lui serait reproché de "compromission du secret de la défense" pour avoir publié des éléments venant de rapports de la DGSE sur le terrorisme.
* Il s’agirait de documents classifiés avertissant d’un détournement d’avion américain huit mois avant le 11 septembre 2001 et d’éléments sur l’affaire Borrel.

Un journaliste, Guillaume Dasquié, était jeudi en garde à vue dans les locaux de la DST (direction de la surveillance du territoire) pour avoir divulgué "des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme", selon une source proche de l’enquête, confirmant une information du site rue89.com. Le journaliste a été interpellé mercredi à son domicile parisien par six policiers de la DST (trois hommes et trois femmes) qui ont effectué une perquisition.

Selon une source proche de l’enquête, il est reproché à M. Dasquié une "compromission du secret de la Défense" pour avoir publié dans un article du Monde du 17 avril dernier des éléments provenant de rapports de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) sur le terrorisme. En avril dernier, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, avait décidé de saisir le Garde des Sceaux d’une plainte contre X, après la divulgation par Le Monde de documents classifiés avertissant d’un détournement d’avion américain huit mois avant le 11 septembre 2001. La plainte concernait "notamment six notes classifiées de la DGSE".

11 Septembre et affaire Borrel

Selon l’article et les documents publiés par Le Monde en avril 2007, les services de renseignements extérieurs français avaient alerté en janvier 2001, soit huit mois avant les attentats du 11 septembre, leurs homologues américains d’un projet de détournement d’avion américain par Al-Qaïda. Le Monde précisait alors être en possession de 328 pages de documents de la DGSE frappés de la mention "confidentiel défense", des "notes, rapports, synthèses, cartes, graphiques, organigrammes, photos satellite". Le tout, précisait alors Le Monde, représentait "rien de moins que l’essentiel des rapports de la DGSE rédigés entre juillet 2000 et octobre 2001".

Il serait également reproché à M. Dasquié, selon sur une autre source proche de l’enquête, la divulgation d’un document du ministère des Affaires étrangères relatif à l’affaire Borrel (du nom d’un magistrat décédé dans des circonstances non élucidées à Djibouti, ndlr), également dans un article publié dans Le Monde, daté du 10 juin dernier. Guillaume Dasquié et son associé Philippe-André Dayan sont les fondateurs du site internet geopolitique.com, spécialisé dans la publication de documents classifiés. Reporters sans frontières dénonce les "procédés abusifs" utilisés à l’encontre du journaliste.

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Un article du site Spyworld Actu

Spyworld Actu a écrit:
Le journaliste Dasquié menacé d’un mandat de dépôt ?

Vendredi 07 décembre 2007


"J’ai été surpris des fortes incitations que j’ai subies de la part de membres du parquet et de la DST pour ne pas faire usage de l’article 109 du code pénal, sur le secret des sources", explique le journaliste. Il aurait notamment été menacé d’un mandat de dépôt.

Le journaliste Guillaume Dasquié, mis en examen jeudi pour compromission du secret de la Défense, affirme, dans l’édition de vendredi 7 décembre du Monde, avoir subi des pressions "de la part de membres du parquet et de la DST (Direction de la surveillance du territoire, ndlr) pour ne pas faire usage (...) du secret des sources".

"J’ai été surpris des fortes incitations que j’ai subies de la part de membres du parquet et de la DST pour ne pas faire usage de l’article 109 du code pénal, sur le secret des sources", explique Guillaume Dasquié dans les colonnes du Monde.

Selon le journaliste, on lui aurait fait comprendre que, s’il ne parlait pas, il serait placé en mandat de dépôt.

Le directeur du Monde, Eric Fottorino, a jugé, vendredi, "grave et choquant" que l’autorité judiciaire ait "contourné le principe de la liberté de la presse".

"Grave et choquant"

"Une nouvelle fois, c’est un principe essentiel de la liberté de la presse qui est mis à mal : le respect et la protection des sources des journalistes", écrit Eric Fottorino dans les colonnes du quotidien daté de samedi.

Il juge "grave et choquant qu’un principe aussi fondamental soit détourné ou contourné par l’autorité judiciaire", poursuit-il.

Selon Eric Fottorino, "l’article 109 du code de procédure pénale est on ne peut plus clair : ’Tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l’exercice de son activité est libre de ne pas en révéler l’origine’".

Il ajoute qu’en 2006, le Garde des Sceaux d’alors, Pascal Clément, "s’était engagé à inscrire cette règle dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse" et regrette que cette "promesse" n’ait "malheureusement pas été honorée".

Des procédés abusifs" pour RSF

Le journaliste au Monde Guillaume Dasquié a été mis en examen, dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 décembre, pour compromission du secret de la Défense, soupçonné d’avoir divulgué dans un de ses articles des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme, a-t-on appris de source proche du dossier. Il risque cinq ans d’emprisonnement.

Mercredi matin, le journaliste a été interpellé à son domicile parisien par six policiers de la DST qui ont également effectué une perquisition. Il a ensuite été placé en garde à vue. Selon une source proche du dossier, lors de sa garde à vue, les policiers ont cherché à obtenir les sources du journaliste à l’origine de ces fuites.

Reporters sans frontières dénonce d’ores et déjà dans un communiqué les "procédés abusifs" utilisés à l’encontre du journaliste, estimant qu’on "ne peut pas faire porter la responsabilité de fuites, au sein des services de renseignements ou d’un cabinet d’instruction, à un journaliste qui divulgue des documents méritant, en l’occurrence, d’être portés à la connaissance du public. Guillaume Dasquié a fait son métier. Il ne doit pas être traité ainsi".

Plainte contre X de MAM

Co-fondateur du site internet geopolitique.com spécialisé dans la publication de documents classifiés, Guillaume Dasquié est poursuivi pour "détention et divulgation au public de renseignement ou fichier ayant le caractère d’un secret de la défense nationale" dans le cadre d’une information judiciaire confiée au juge antiterroriste Philippe Coirre.

Cette infraction est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.

Il a été placé sous contrôle judiciaire, selon cette source.

Guillaume Dasquié est soupçonné d’avoir publié, dans un article du Monde du 17 avril dernier, des éléments provenant de rapports de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) sur le terrorisme.

Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, avait saisi le Garde des sceaux d’une plainte contre X, après la divulgation par le quotidien de ces documents classifiés avertissant d’un détournement d’avion américain huit mois avant le 11 septembre 2001. La plainte concernait "notamment six notes classifiées de la DGSE".

Projets du 11 septembre

Selon l’article et les documents publiés par Le Monde en avril 2007, les services de renseignements extérieurs français avaient alerté en janvier 2001, soit huit mois avant les attentats du 11 septembre, leurs homologues américains d’un projet de détournement d’avion américain par Al-Qaïda.

Le Monde précisait alors être en possession de 328 pages de documents de la DGSE frappés de la mention "confidentiel défense", des "notes, rapports, synthèses, cartes, graphiques, organigrammes, photos satellite". Le tout, précisait alors le journal, représentait "rien de moins que l’essentiel des rapports de la DGSE rédigés entre juillet 2000 et octobre 2001".

Selon une autre source proche de l’enquête, il est également reproché à Guillaume Dasquié, la divulgation d’un document du ministère des Affaires étrangères relatif à l’affaire Borrel (du nom d’un magistrat décédé dans des circonstances non élucidées à Djibouti, ndlr), également dans un article publié dans Le Monde, daté du 10 juin dernier.

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Un article du site Spyworld Actu

Spyworld Actu a écrit:
Guillaume Dasquié, menacé de détention, dit avoir donné le nom d’une source indirecte

Dimanche 09 décembre 2007


Le journaliste Guillaume Dasquié, mis en examen jeudi soir pour compromission du secret de la défense, a confirmé dimanche avoir été menacé de détention provisoire et déclaré qu’il avait fini par donner le nom d’une de ses sources indirectes au cours de sa garde à vue, préservant sa source principale, dans des déclarations au Journal du Dimanche et à France 5.

"C’est à cause de ces pressions répétées que j’ai fini par lâcher le nom d’une de mes sources indirectes", a-t-il déclaré dans le JDD.

"Je suis parvenu à protéger ma source principale, celle qui m’a remis le fameux document confidentiel", a-t-il cependant précisé.

"J’avais plusieurs sources dont une directe que j’ai réussi à protéger jusqu’au bout. La source ultime, ils ne l’ont pas. En revanche, ils avaient une petite idée, une petite liste sur les personnes" possibles, a-t-il par ailleurs déclaré sur France 5 lors de l’émission "Revu et corrigé".

Le journaliste a expliqué qu’il s’était vu confirmer le marché suivant lors de sa garde à vue par le sous-directeur de la DST, Gilles Gray, et le substitut du procureur : soit il donnait des noms, soit il était placé en détention provisoire. "Alors bien sûr que j’ai balancé un nom", a-t-il dit sur France 5 ému aux larmes.

Il s’est par ailleurs déclaré "abasourdi" dans le JDD que le procureur de la République de Paris doute de ses "graves révélations" et "défende spontanément ses subordonnés sans chercher à diligenter une enquête interne". "Cela me donne à penser qu’il s’agissait d’une démarche d’intimidation calculée et couverte par la hiérarchie", ajoute-t-il.

"Au delà de mon cas personnel, je m’interroge sur le droit à informer dans une démocratie moderne", indique-t-il.

Selon lui, l’article qu’il avait publié le 17 avril dans Le Monde démontrant que la France connaissait le danger d’une attaque terroriste aux Etats-Unis et en avait informé ce pays dès janvier 2001 "a géné les décideurs américains". "A Washington, on a pensé qu’il s’agissait non d’une véritable enquête journalistique mais d’une fuite organisé par un cabinet ministériel, comme c’est souvent le cas", a-t-il commenté dans le JDD. "Pour réparer cet incident, la solution est toute trouvée : casser les reins du journaliste et de ses sources", a-t-il écrit.

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Secret des sources ?
Secret-défense : un ancien patron de la DGSE mis à son tour en examen
Dasquié : les avocats du journaliste demandent l’annulation de la procédure
Le Monde : Fottorino entendu à la DST
Liberté d’expression et secret des sources : l’affaire Dasquié en appel à Paris
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Débat sur l’extension du secret-défense






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